Signes et symptômes de la dépression hivernale
SUJET
Gérer votre stress
La dépression hivernale est une affection véritable qui peut avoir de profondes répercussions sur la vie professionnelle et personnelle. Vous trouverez ci-dessous ce que vous devez savoir sur cette maladie, qui peut parfois être grave.
La recherche sur la dépression hivernale se poursuit, mais on croit connaître quelques-uns des facteurs qui y sont liés :
- Réduction du nombre d’heures de clarté, qui peut entraîner une diminution importante de la quantité de certaines substances chimiques qui régissent l’humeur dans le cerveau
- Perturbations hormonales (cortisol, thyroïde)
- Réduction de la sensibilité de la rétine à la lumière
- Températures froides de l’hiver, qui peuvent inciter le corps à se reposer et perturber le rythme circadien (le cycle naturel de 24 heures du corps)
- Pression barométrique et importance des précipitations
- Mécanismes psychologiques et traits de personnalité
- Neurotransmetteurs et messagers chimiques dans le cerveau qui contribuent à réguler le sommeil, l’humeur et l’appétit – il peut y avoir une perturbation du taux de ces substances chez les personnes atteintes de dépression hivernale
Souffrez-vous de dépression hivernale?
La dépression hivernale peut être difficile à diagnostiquer, car bon nombre de ses symptômes ressemblent à ceux d’autres types de maladies mentales et de troubles émotifs. Généralement, des symptômes qui surviennent lors d’au moins deux hivers consécutifs, sans autre raison pouvant expliquer les changements d’humeur et de comportement, évoquent la présence d’une dépression hivernale.
Soyez à l’affût des signes suivants :
- Modification de l’appétit, et particulièrement rage de sucre ou de féculents
- Gain de poids
- Baisse d’énergie
- Fatigue
- Tendance à trop dormir
- Difficulté à se concentrer
- Irritabilité
- Tendance à éviter les gens
- Sentiments d’anxiété et de désespoir
Êtes-vous à risque?
La dépression hivernale touche 2 ou 3 % de la population générale, mais certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres.
- Âge — elle peut toucher les enfants et les adolescents, mais a tendance à se manifester après l’âge de 20 ans.
- Sexe — elle touche plus fréquemment les femmes.
- Géographie — les habitants des pays nordiques, où les journées d’hiver sont plus courtes, sont plus vulnérables.
- Mode de vie — les gens qui ont des quarts de travail et les citadins sont plus vulnérables, car ils sont moins exposés à la lumière du soleil.
Bonne nouvelle, toutefois, car il existe des mesures à prendre pour améliorer les choses.
Comment se défaire de la dépression hivernale
La dépression hivernale peut avoir un effet débilitant sur la vie personnelle et professionnelle. Il existe heureusement un traitement efficace qui procure un soulagement rapide des symptômes. Les points suivants présentent des moyens de maîtriser la dépression hivernale :
| Passez plus de temps à l’extérieur durant la journée, que ce soit pour vous rendre à l’épicerie à pied ou pour pelleter l’entrée. | |
| Améliorez la qualité de l’éclairage dans votre maison en enlevant les branches des arbres qui bloquent la lumière du jour, en ouvrant les rideaux durant la journée, en ajoutant des lampes et en réorganisant les meubles de manière à pouvoir vous asseoir près d’une fenêtre le plus souvent possible. | |
| Faites de l’exercice dehors tous les jours. Faites des promenades avec votre chien dans le parc ou une marche autour du pâté de maisons, à l’heure du midi. Si vous préférez faire de l’exercice à l’intérieur, placez-vous près d’une fenêtre afin de maximiser votre exposition à la lumière du jour. | |
| Préparez vos valises et faites une escapade dans le sud pour soulager temporairement vos symptômes de dépression hivernale. | |
| Résistez à la rage de sucre qui accompagne la dépression hivernale en adoptant un régime alimentaire sain. | |
| Demandez à votre professionnel de la santé si vous pouvez suivre un traitement de luminothérapie, qui consiste à vous asseoir près d’une lampe fluorescente spéciale pendant quelques minutes par jour. | |
| Demandez à votre médecin si d’autres traitements, comme le counselling, la psychothérapie, certains médicaments ou un changement de mode de vie, pourraient contribuer à soulager vos symptômes. | |
| Si vous avez des idées noires susceptibles de vous amener à vous faire du mal ou à en faire à d’autres personnes, consultez immédiatement un professionnel de la santé. |
